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Serions-nous tous des imposteurs?

Il y a un peu plus d’une semaine, j’ai commencé un nouveau boulot. Oui Madame, j’ai décroché mon premier emploi. Je suis officiellement une adulte.

Et puis, j’ai commencé à flipper. Est-ce que je suis vraiment à la hauteur ? Est-ce qu’ils ne se sont pas trompés en m’engageant ? Il devait certainement y avoir des tas de candidats plus qualifiés que moi… C’est pas possible, ils vont se rendre compte que je ne suis pas la personne qu’il leur faut… Ils vont se rendre compte que je ne suis qu’un imposteur !

Nouveau boulot, nouveaux process. Cette fois-ci il ne s’agit plus d’un stage ou d’une alternance : je n’ai plus le droit à l’erreur !

Pendant 2/3 jours, j’étais vraiment pas bien. Je passais des heures sur la moindre tâche pour être sûre de rendre quelque chose de parfait, mais en finissant toujours par être déçue par mon travail et à culpabiliser « J’aurai pu faire mieux, ils attendant quelque chose de bien meilleur, de plus créatif »

Autant vous dire que ces 3 premiers jours ont été très compliqués. Pourtant l’ambiance au travail était on ne peut plus agréable. Personne ne me mettais la pression, au contraire on proposait de m’aider, de m’accompagner dans la découverte de ces nouveaux process… Cette pression je me la mettais toute seule !

Et puis j’ai reçu un mail d’une amie, qui vient de lancer son activité de consulting, qui parlait de son expérience du syndrome de l’imposteur. Et ça m’a fait un bien fou !

Le syndrome de l’imposteur, keskecé ?

C’est cette petite voix dans la tête qui te dit que tu n’as pas les compétences pour être là, que tu n’es pas capable d’accomplir les tâches qu’on te demande, que tes collègues vont finir par te démasquer… bref c’est ce démon dans la tête qui te mine tous les jours et qui te donne l’impression de passer pour un imposteur.

Selon BFM Business : 70% de la population serait déjà passée par ce syndrome.

Voilà. On avait mis des mots sur ce que je ressentais. Et je n’étais pas la seule ! Ouf.

A partir de ce moment j’ai repris confiance en moi, j’ai continué à travailler dur mais à la différence que maintenant je me dis que je mérite ce poste, parce que j’ai les compétences pour et que je vais continuer à montrer que je suis capable d’aller plus loin.

Comment ne pas tomber dans le piège de l’imposteur ?

  • En te revalorisant : ce diplôme, tu l’as obtenu parce que tu y as travaillé ; ce poste, parce que tu as les compétences ; ce prix / cette promotion, parce que tu le mérite !
  • La chance n’existe pas : il faut arrêter de se dire que l’on a simplement eu de la chance. Non ! Tu as activement participé à devenir ce que tu es aujourd’hui. Toi, toi seul est responsable de ton succès.
  • En parlant ! Tu n’es pas seul à expérimenter ce passage à vide, parles-en autour de toi, ça te feras du bien, et ça feras du bien aux autres également !

Tu as déjà expérimenté ça ? Comment tu t’en es sortie ?